choses qui nous parlent à toutes."L'histoire de Dakimis, (kilotueuse aussi!)
Tout a commencé avec un chiffre: 123... et une date aussi: décembre 2007.
Je ne me pesais pas souvent mais je me souviens m'être dit intérieurement: "waouw, j'ai dépassé la barre des 120..." Je n'étais pas inquiète, c'était juste un constat... L'ascension s'est faite de manière progressive, sans que je n'en prenne vraiment conscience. Parce que je ne le voulais pas. Et cela ne signifiait pas alors grand chose pour moi...
J'ai toujours été grosse. Ou alors un peu enrobée, lorsqu' à l'adolescence, j'avais beaucoup grandi d'un coup et que les choses allaient un peu mieux. Mais je me suis toujours crue grosse et les autres me l'ont toujours fait sentir... J'étais la victime des colibets comme on en a toutes connu: Obélix, Bonhomme Michelin (de la part de ma famille, dans un mélange de tendresse et de moquerie), la Baleine (oui oui c'était moi) la Perche (vu que je suis grande de taille), Sac à patates, Miss Gros cul (de la part d'une "amie" qui su où viser quand les choses ont mal tourné..) et j'en passe... Ma réponse a été la violence et la nourriture. Le cercle infernal avait alors commencé. Je mange pour me venger des autres, je grossis, je subis et je mange.
Les raisons de ma prise de poid sont multiples, et sont dûes essentiellement à mon histoire familiale. Mais je préfère ne pas m'étendre dessus ici. Trop de peine, de souffrances dont je ne me suis pas encore défaites.
Maigrir c'est dans la tête. Je crois me souvenir qu'il s'agit du titre du bouquin de je ne sais quel nutriotionniste... Je n'ai pas lu ce bouquin, mais cette affirmation est vraie. Avant de rendre cette affirmation concrète dans ma tête, il m'a fallu un cheminement dont je commence tout juste à prendre conscience.
Et il y a eu plusieurs petites choses qui se sont cumulées: une amie qui s'est fait poser un anneau et pour qui la perte de poids a été spectaculaire, (j'en étais verte de jalousie, d'autant plus que j'ai dû lui refiler mes fringues en 44/46 pendant qu'elle m'a filé les siens taille 52), des soucis de santé (ma tension artérielle a plafonné à plus de 16 pendant des semaines malgré les médicaments, ce qui commençait à m'inquiéter sérieusement.. mon corps ne suivait plus ma prise de poids!), dépression sévère,mon image de moi-même plus que laminée, etc etc...
Et puis, l'électrochoc.
Un soir de réveillon de 31 décembre 2007. J'ai revu une copine avec qui j'étais au lycée, à l'époque nous faisions la même taille, c'était la copine qui était commune, sans intérêt (du moins c'est ce qu'en pensaient les autres...) une rondouillette avec qui j'étais bien copine, qui n'était pas heureuse en amour, complexée comme je l'étais...
Bref, je n'avais pas revu A. depuis 5 bonnes années et pendant que je prenais du poids, A. en perdait et devenait absolument magnifique! Et ce soir de réveillon, ma fête a été gâchée. Parce que je n'arrêtais de mater A. et sa belle mini-jupe, A. et ses jambes de déesse, A. et sa belle coiffure, A. qui semblait métamorphosée, sure d'elle, belle, attirante... Et moi j'étais la baleine. La baleine difforme qui n'arrêtait pas de jalouser A.
A minuit, après avoir souhaité la bonne année à tous, je n'avais pas envie de faire la fête, on est montés nous coucher avec mon copain. Et je n'ai pas arrêté de penser à A. J'étais malheureuse comme la pierre, déprimée et j'ai décidé alors que c'en était fini de traîner avec moi tout ce poids qui me gâchait l'existence.
Ma décision ne s'est pas faite en une nuit, je venais d'avoir 25 ans, les choses n'allaient pas très bien dans ma vie mais ce soir là, j'ai décidé que c'en était trop. Que j'allais couper les boulets que je traînais avec moi depuis tellement d'années.
Je n'avais jamais fait de régime auparavant. C'est quelque chose de complètement nouveau pour moi vu que j'ai toujours pris du poids sans en perdre. Dans ce travail sur moi-même, une chose allait être déterminante: une sophrologue/psychologue chez qui j'ai été pour deux séances qui m'ont aidées comme je ne l'ai jamais été. J'y ai beaucoup parlé, beaucoup pleuré, j'avais besoin d'évacuer tout ce que j'avais subi durant de longues années. J'avais besoin de parler à une personne étrangère à ma vie, j'avais besoin de vider mon sac et ça m'a été salvateur, réellement.
J'ai décidé de revoir ma vie, de la vivre, de me défaire de cette dépendance qu'était la nourriture. C'est en ce sens que la perte de poids a été pour moi aussi l'amorce d'un "changement de vie".
Je n'arrivais pas à me résoudre à l'idée qu'être gros était une fatalité. J'ai fréquenté des forums de "size" où des filles ont fait le choix de ne plus tenter de maigrir, et bien que je le respecte parce que je le comprends, ce choix là ne me satisfaisait pas.
Dans cette entreprise de perte de poids, j'ai décidé d'être seule, de ne pas en parler pour ne pas subir les moqueries et les conseils des bons pensants qui m'insupportent. Et puis aussi, je suis un peu superstitieuse, si j'en parlais, ça allait forcément tomber à l'eau! ;-) (d'ailleurs, au passage, c'est en ce sens aussi qu'il m'est quand-même difficile d'en parler ici... j'ai l'impression de me mettre à nu, c'est pas très agréable mais en même temps, j'ai envie de démontrer que maigrir; c'est réaliste et réalisable!)
J'ai commencé par tenir un carnet alimentaire et puis j'ai eu l'idée d'un blog. Dans ce blog que seule moi et une amie connaissons (parce qu'elle a été la seule à qui j'en ai parlé) je déverse mes angoisses, mes espoirs et je prends surtout le temps de réfléchir à ce qui m'arrive. Il ne s'agit pas d'une chose banale ni anodine, la perte de poid, surtout quand on s'est construit avec, que la nourriture a été notre meilleure alliée et notre pire ennemi.
J'ai revu ma façon de manger, j'ai arrêté toutes les conneries qu'on nous sert dans les grandes surfaces (non, on n'est pas obligés de manger des frites à gogo, on n'est pas obligé de terminer une tablette de chocolat en une seule fois, on n'est pas obligé de manger un pot de nutella.. ce n'est pas parce que ces choses là existent qu'on doit en manger! les industries agro-alimentaires ne nous veulent pas que du bien, loin de là!).
Et j'ai surtout repris le sport! (moi pour qui c'était une souffrance, c'est devenu l'un de mes meilleurs alliés.. j'ai de la peine à croire que je puisse écrire ça tellement je n'ai jamais été copine ce mot tabou: sport). Enfin quand je dis sport, il faut relativiser: c'est le vélo et puis surtout j'essaye de bouger aux maximum! Car je suis partie aussi d'un autre constat simple: l'être humain n'est pas né pour être sédentaire! (avant je ne bougeais pas du tout!)
Aujourd'hui je suis fière d'annoncer qu'en 6 mois j'ai perdu 28 kilos (je suis enfin sortie de l'obésité selon mon IMC, pour être en "embonpoint"!! Alors bon,ok, les chiffres veulent dire tout et n'importe quoi, mais j'ai besoin de certains seuils symboliques comme celui-ci).
Personellement je n'en reviens pas et mon entourage non plus. Dernièrement; j'ai revu ma belle famille que je n'avais pas vue depuis octobre. J'étais en même temps contente de les revoir et je ressentais aussi une pointe de fierté mêlée à "un je ne sais trop quoi de provocateur": j'avais envie de leur dire: "vous avez vu, pas besoin de me casser les pieds avec vos histoires de WeightWatcher, j'y arrive toute seule, comme une grande!"
(d'ailleurs c'est marant de noter comme on peut acquérir de la "valeur ajoutée" aux yeux des gens quand on maigrit! Alors que je suis toujours la même! ...Bref, le paraître a encore de bons vieux jours devant lui..)
Je dois vous avouer quand-même que je suis un peu déçue aujourd'hui,en cette date de 30 juin 2008, parce que j'aurais aimé boucler les 6 mois avec un chiffre rond: 30 kilos. Et déçue aussi parce que certaines marques de fringues (oui, moi aussi j'ai été faire les soldes Mlle Coco! ;-)) s'arrêtent au 44 et je ne suis pas encore assez mince pour y être complètement à l'aise... (Camaieu pour ne pas les citer...)(en plus, quand on est grande c'est encore pire, les vestes ne sont pas assez longues au niveau des manches, les pantalons se tranforment en patacourt!)
Bref!
Mais bon, même si je me dis que le chemin est quand-même encore long (j'ai encore des hauts et des bas, je ne suis pas complètement sortie de l'auberge, parce que la nourriture est une addiction, une drogue, et pas plus tard qu'hier, j'ai refait une crise d'hyperphagie..), je suis quand-même contente de ce que j'ai fait. Il me reste encore 12 kilos à perdre avant de "souffler" et de me sentir bien dans mon corps. (soit 80 kilos pour 1m76, je ne pense pas pouvoir descendre en dessous dans l'immédiat ...)
Je vous souhaite, de tout coeur, à toutes, de pouvoir un jour vous sentir bien dans votre peau et de vous sortir de la spirale de l'obésité! Même si la perte de poids n'est pas une fin en soi, être gros et mal-manger sont des signes extérieurs d'un certain mal-être dans sa vie. Je n'ai aucun conseil à vous donner à part celui de vous dire de vivre pleinement votre vie, sortez, riez, vivez!! L'obésité n'est pas une fatalité, on a tous en mains les clés d'un certain bonheur alors si celui ci passe par une perte de poids, vous pouvez le faire!
Les choses viennent d'elles-même et mon principe de base (encore un!) est de ne pas se faire de mal, ne surtout pas se faire violence, respectez votre corps, si vous ne pouvez pas perdre de poids, c'est que vous n'êtes pas encore prêtes... Prenez votre temps, les choses finissent toujours par arriver un jour...
C'est sur cette note d'espoir que je vais conclure cet article. Merci de m'avoir lue et merci encore à Mlle Coco de m'avoir accordé cette tribune!
Gros bisous à toutes!
D."
Un grand bravo Dakimis, tu peux être vraiment fière de ton parcours!!!Certains magasins proposent des vêtements jusqu'au 46 sans entrer dans les rayons 'Grande taille'. Je vais chez H&M et j'ai récemment trouvé des robes en 44 chez Promod. Il y a aussi Kiabi mais leurs collections ne sont pas toujours bien taillées, ni à mon goût!!!!
Pour Mélissa : je comprends tout à fait ce que tu dis, je suis un peu comme toi. Je ne pense plus à la nourriture seulements quand je suis rassasiée mais depuis quelques temps, je mange juste ce qu'il faut (programme nutritionniste) et j'ai toujous l'impression d'avoir faim. Dès que je sors de table je me demande ce que je vais manger au prochain repas et surtout, quand je vais manger! Le soir je fais le bilan de tout ce qui est entré dans mon ventre et le matin je pense à ce que je vais manger dans la journée.
Et pour éviter de trop en souffrir j'essaie de m'occuper le maximum possible : je reste toujours active, je fais des travaux manuels, je lis, je fais le ménage de la maison, etc...Le temps passe plus vite et ça évite de penser qu'on a faim!!!
Voilà, j'espère que ces conseils pourront t'aider. Bon courage et crois en toi!!
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